Transformer

   Voici venue l’heure des transformations. Cet instant après une fin où un autre début commence. le fourmillement reprend apres la torpeur et de concert le devoir d’agir nous est parfois violent. Les motivations sont grandes mais le corps ou l’esprit ne suit pas. C’est le décalage entre le rythme des êtres et leur infernal engrenage sociétal. Et pourtant, si la moitié s’arrête plus rien ne tourne rond. Chaque jour nous évoluons, chaque jour nous transformons, et ainsi va le monde. L’Homme est là pour ca, il assure de siècle en siècle, d’humanité en humanité, les prémisses d’un prochain commencement, où tout sera diffèrent, et transcendé.

Mais à l’échelle de notre vie, intime, vibrante et attachante, les infimes transformations que l’on apportent au monde et à soi, sont-elles palpables et sensiblement impactantes ?

 

De l’utile à l’agréable

   Chaque commencement ou recommencement est empreint de défis, de résolutions, d’objectifs. C’est le cas en cette période : « la rentrée« , une institution

 rondement établie qui génère des ondes positives et remplies d’espoir. Instaurée à la fin d’un cycle, en attendant le prochain, à cheval entre deux  énergies, et brutalement amenée. Comme un coup de fouet pour nous sortir des lenteurs de l’été, septembre est un mois charnière qui conditionne les derniers mois de l’année. C’est alors qu’il y a tout à entreprendre, planifier, et performer. Que ce soit dans la vie familiale, professionnelle, ou en société, on l’attend, on l’appréhende, on la programme. Comment alléger ce tourbillon de pensées, de taches, et d’émotions contradictoires pour mieux vivre cette période ?

   C’est un jeu auquel tout le monde devrait apprendre à jouer. Un jeu dont seuls les adultes peuvent comprendre les règles, car l’âme d’un enfant ne connait ni la monotonie, ni l’absence de sens, ni la quête de liberté. Transformer le monde commence par apprendre à transformer ses pensées. Apprenons  à jouer avec nos pensées pour éclairer notre vision de la vie.

Le sandwich et les tartines

   L’esprit s’attarde à créer des couches, des étages, des blocs de pensées, de taches, de responsabilités. Nous transformons notre vie en sandwich, et c’est là notre première erreur. Le gout du travail est noble, et j’aime à croire que chaque être sur terre à son rôle à jouer. Il est important de se fixer des objectifs, et d’établir notre place par le biais qui nous semble le plus juste. Mais il est tout aussi important de cultiver la douceur envers nous même et envers les autres. S’ensevelir sous des millions de choses à faire ne défini ni notre place ni notre valeur.

Savoir prioriser, et lâcher prise fait parti du jeu. Ce jeu consiste à décortiquer le sandwich, à prendre chaque couche une par une, et s’exercer pour chacune à y voir seulement l’agréable. Car oui, faire le ménage, s’occuper des papiers, prendre mille rendez-vous ne sont pas à première vue des occupations nourrissantes. Et pourtant, s’évertuer à y palper l’agréable, comme dans toute tache qui nous semble pénible ou rébarbative, peut alléger notre esprit et notre charge mentale d’un grand poids. Au delà de l’énergie que l’on met à s’en plaindre.

C’est ainsi que le jeu se joue. Et celui qui gagne la partie est celui qui sait transformer l’utile en agréable. L’obligatoire en enseignement, le sandwich en tartines.

 

Un bilan de vies

Les cycles appellent aux bilans, et nous montre à quel point la vie est faite de multiples transformations profondes de notre âme. Dans notre personnalité, nos gouts, nos expériences, nos ressentis et nos valeurs, l’évolution est issue de notre capacité à transformer ce qui nous entour et ce que nous sommes.

Comme dit l’adage : la vie est faite de petites morts. Et chaque fin est un commencement vers autre chose. C’est lors de ces périodes de transitions, que notre esprit à tendance à faire le bilan des choses accomplies et de celles qui restent à faire. Voir le verre à moitié plein ou à moitié vide est le complexe choix qui nous incombe face à ce processus.  Et c’est là que se joue ce jeu de transformation.

Le pouvoir de l’esprit peut tout transformer. Nous pouvons choisir de voir le monde de la façon dont il nous est le plus agréable, ou de la façon qui nous fera le plus grandir, ou encore celle qui nous protègera le plus.

Mais comme l’abeille qui transforme le pollen des fleurs en miel, concentrons nous sur la qualité de ce que l’on accompli plutôt que sur la quantité d’actions engagées. La vie est précieuse parque qu’elle est multiple, imprévisible et changeante.

 

j’étais, je suis et je serais

   Les transformations se font tout au long de la vie; la notre et celle de l’univers. C’est toute la magie du pouvoir des êtres vivants. Animaux, végétaux, et minéraux. Parce que la vie est bien trop courte pour rester immobile; et parce qu’elle est bien assez longue pour avoir plusieurs vies. Transformons nos pensées pour que nos actes soient en harmonie avec elles.

Et constatons que des milliers de transformations  transcendent le monde pour demain. Car notre présent est tout simplement le résultat des transformations passées; Cela remet en perspective l’ampleur de notre petitesse, et nous fait relativiser sur ce qui compte vraiment. A chacun sa démarche de transformation. A chacun le pouvoir de guider sa vie vers les changements nécessaires à son épanouissement.

Jouons ensemble et jouons pour nous ! le temps d’une transition; le temps de comprendre l’importance de se transformer.

 

 

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