Les dessous de la vie d’entrepreneuse : explications de mon travail

Etape par étape

 

   C’est en créant mon entreprise, et en voulant la pérenniser, que je me suis rendu compte que j’avais l’âme d’une entrepreneuse. La création est exaltante, nous sommes les seules maitres à bord et nous pouvons décider de tout. Faire des choix a été vraiment plaisant et nécessite un regard pluridisciplinaire.

Bien évidemment, j’étais plus à l’aise avec certains aspects. J’ai adoré chercher mon nom, créer mon logo et ma charte graphique, me former, aménager mon atelier, acheter le nécessaire pour créer et gérer l’entreprise. Mais certains autres points comme les démarches administratives, la comptabilité, apprendre à calculer ses prix, s’entourer des bonnes personnes pour avancer, communiquer sur ma marque, ont été plus difficile pour moi.

J’ai donc pris les choses étape par étape, et chaque petites réussites me rendent fière de mon parcours et de mes apprentissages. Mais j’ai également des moments de doutes intenses, comme frapper par les vagues d’une tempête que je ne contrôle plus.

S’engager sur la voix de l’entreprenariat dans le domaine artisanal peut nous amener, malgré nos efforts, à ressentir une certaine solitude. Comparé à un travail salarié où tout est guidé et entouré, là il faut faire des choix, et nous sommes seul à pouvoir les faire. Cela peut être grisant mais parfois aussi angoissant et demande une grande disponibilité mentale.

un parcours montagnes russes

Ce phénomène de montagne russe émotionnel, entre nos envies et la réalité, amène à constamment s’adapter. Réfléchir à des solutions, lâcher prise sur certaines choses et trouver l’équilibre entre nos valeurs et ce que demande l’entreprise pour être rentable.

Créer son entreprise, c’est un peu comme redevenir enfant. Je devais tout réapprendre, en me servant de mes acquis, mais sans oublier de parfois les remettre en questions.

   J’étais loin de m’imaginer vraiment ce que voulait dire créer son entreprise. Au delà de ce sentiment de liberté, cette impulsion de création, et se désire de partager et transmettre mes valeurs. De proposer quelques chose qui me ressemble.

Car devenir artisan bijoutière, créatrice d’une marque de bijou, comme dans tout domaine de vente d’artisanale, requière une profonde introspection sur soi. Qui suis-je ? Qu’est ce que je veux transmettre ? Qu’elles sont les valeurs importantes pour moi et comment faire passer mon message ? Quelles créations j’ai envie de proposer pour qu’elles correspondent à ce que je suis et que tout soit cohérant ?

Se projeter au long terme, définir la façon dont on veut organiser ton travail pour avoir un quotidien épanouissant. Toutes ces questions, remuent notre vision de nous même et notre émotionnel. Et c’est un travail de tous les jours que de réajuster l’ensemble pour avancer dans les moments de doutes, comme dans les moments de forte activité.

 

 

 

Mon quotidien multitâches

 

   Travaillant de chez moi, pour des raisons logistiques, gérer le quotidien n’est pas forcement plus simple qu’avec un travail salarié. J’organise mon temps de travail sur une période définie  de 9h30 à 16h30, les lundi, mardi, jeudi et vendredi . Et malgré ma propension naturelle à un peu procrastiner, j’arrive globalement à m’y tenir. Le matin est d’avantage consacré aux taches de bureau, devant l’ordinateur.

Je peux fréquemment faire évoluer mes plages de travail au gré des besoins. Par exemple, sur certaines périodes, je vais privilégier  le travail à l’établi pour créer. Souvent l’apres midi ou si besoin sur toute une journée ou plusieurs.  J’essaye de ne pas m’interrompre quand je suis en phase de travail. Bien sur, je vois toujours des taches externes à faire dans la maison, et parfois je fais une pause pour étendre le linge, ranger un truc, aller faire des courses. Au final, il n’y a pas assez d’heures dans une journée, et c’est souvent le marathon.  Les soirs et les week-end, je fini les taches de bureau sur lesquelles j’ai pris du retard. Et oui, on ne va pas se mentir, je préfère passer du temps à l’établi pour créer. J’ai donc tendance à déborder sur mon temps à consacrer aux autres taches.

Le retro planning est mon ami. Essentiel pour organiser les évènements en amont. Les marchés à preparer, le dépôt vente, le site internet, les délais administratifs,  la gestion des temps de créations et la rédaction des articles du blog et de la newsletter. Il y a également tout l’aspect communication sur les reseaux sociaux, et la prospection de partenaires, prestataires, évènements, et toutes les idées créatives et projets annexes à mettre en place.

les autres défis

En parallèle de mon entreprise, je travaille à distance pour une entreprise de formation en bijouterie en ligne, Objectif bijoux. Je gère donc une partie de l’emailing et de l’accompagnement des élèves en formations. J’anime le forum de formation et des évènements ponctuels comme des concours et challenges créatifs . C’est généralement par ce travail que je commence le matin avant de travailler pour mon entreprise.

En ce moment, j’assure également des permanences à la boutique où j’expose, les vendredis en demi journée ou la journée complète.

A la fin de ma journée, je reprend ma vie de mère et de femme avec les mêmes aspects à gérer et à optimiser.

Une vie à 100 à l’heure, multi casquette, multitâche, riche de challenges et d’imprévus.

De plus, étant entrepreneuse, j’ai régulièrement des idées de projets pour faire évoluer mon entreprise, ou même d’autres projets en lien avec l’artisanat. Mon cerveau n’arrête finalement jamais de créer et d’entreprendre.

 

 

Un bijou de A à Z

 

De l’idée à la commercialisation, il n’y a pas qu’un pas. En effet, au delà du processus créatif d’un bijou ( j’en parle dans l’article : « Créer« ), il y a beaucoup d’étapes pour qu’il soit mis à la vente.

  • Une fois que l’on a défini quel bijou on veut créer, il faut lister les matières premières dont on aura besoin, les sélectionner avec soin et éventuellement les commander. Le bijou réalisé, il faut le peser et remplir un livre de police pour y référencer l’argent (métal précieux) que l’on a utilisé. Il faut alors le stocker et l’étiqueter avec les références qui lui sont propres.
  • En général une pièce unique peut me prendre plusieurs jours à réaliser, avec des plages de travail échelonnées. Pour les pièces en mini séries, cela dépend de la complexité de la pièce et du nombre de fois que je la répète. Cela vari entre une demi journée pour les plus simples et 1 à 2 jours si je décide d’en faire plus ou qu’elle est complexe.
  • Ensuite, Vient le temps de photographier le bijou. Traiter les images pour les optimiser, en taille, format, et qualité. Et ainsi ajouter mon logo. Je fais plusieurs photos de mes bijoux, scénarisées et portées. Donc le temps de traitement des photos peut être assez prenant.
  • Je calcule son prix, et je fais alors la fiche produit pour mon site, avec le descriptif, la rédaction de l’histoire du bijou et les détails techniques.
  • Je met en place ma communication pour les reseaux sociaux, et met le bijou en ligne.
  • Enfin, comme je fais des marchés et que j’explose une partie de mes créations dans une boutique en dépôt vente, je prépare les étiquetages du nom et du prix du bijou pour chaque canal de vente.

Je dois répéter chaque étape minutieusement pour chaque création unique et chaque création des mini séries. Toutes ces étapes sont donc évidemment chronophages.

Il n’y a donc pas que le travail à l’établi pour la création d’un bijou artisanal. Puisqu’on gère le bijou de l’idée à la mise en vente.

C’est un procédé qui me plait beaucoup, car chacune de mes création est réalisée avec beaucoup d’attention. Et c’est toutes ces étapes qui valorisent le travail des créations artisanales. 

 

De l’engagement

 

   Il n’y a pas de machines robotisées, pas de multiples intervenants, de sous traitants ou de long transport.  Les créations de M.Y.R.A.Ë.L.E bijoux sont faites à échelle humaine, avec le cœur et attention. Le détail et la qualité sont apportés à chaque création, avec des valeurs et un sens précis.

Entreprendre, c’est choisir d’être le capitaine de notre propre bateau. Une grande responsabilité, qui engage à coup sûr le volet professionnel de notre vie, mais tout au tant le volet personnel. Cela m’a révéler certaines compétences dont je ne me savais pas capable, mais peut aussi parfois ébranler la fierté, l’estime de soi, et la confiance en l’avenir.

C’est un choix de passion, d’engagement et de vie. Une formidable aventure, qui je l’espère ne fait que commencer.

 

Dans un future article, j’expliquerais en détail les étapes de fabrication d’un bijou unique, avec des photos concrètes, de l’idée à la finition.

 

 

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